Les auxiliaires naturels

Les auxiliaires naturels

Hélène, Rédactrice web, Paris

Guide écrit par:

Hélène, Rédactrice web, Paris

Vous souhaitez cultiver des légumes et des fruits sans utiliser des traitements chimiques ? Vous voulez protéger vos cultures des ravageurs tout en maintenant une biodiversité équilibrée dans votre jardin ? Découvrez dans ce guide qui sont les auxiliaires naturels et comment les garder sur votre terrain.
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L’essentiel à savoir

Déguster des légumes et des fruits qui n’ont jamais subi de traitements phytosanitaires chimiques, c’est possible ! Comme la nature fait bien les choses, elle met à votre disposition des petites bestioles capables de dévaster des colonies entières de ravageurs. Pour qu’elles défendent au mieux vos intérêts, il est essentiel de : 

  • connaître les types de nuisibles sur votre terrain afin d’intégrer les auxiliaires les plus aptes à les faire disparaître ;

  • apporter un environnement sain sans présence de pesticides ou d’engrais de synthèse ;

  • poser des habitats correspondant à leur mode de vie (hivernage, reproduction, etc.) tels qu’un refuge à insectes, un muret de pierres ou un tas de bois ;  

  • diversifier la végétation en plantant des fleurs de variétés différentes ainsi que des haies et des arbustes.

Qu’est-ce qu’un auxiliaire de culture ?

Qu'est-ce qu'un auxiliaire de culture ?

L’auxiliaire naturel est un insecte ou un animal qui protège les cultures des ravageurs et/ou favorise la pollinisation des arbres fruitiers, fleurs et légumes. Il existe trois types d’auxiliaires :

1. Les prédateurs

Comme le nom l’indique, les auxiliaires prédateurs sont des chasseurs de proie. Leur appétit féroce permet d’enrayer la propagation de ravageurs. En ce qui concerne les insectes, ils ont un taux de reproduction élevé et leur consommation effrénée de bestioles commence dès l’état larvaire. Épicuriens, ils varient les mets et s’attaquent donc à plusieurs espèces de bioagresseurs.

2. Parasitoïdes

Tout comme les prédateurs, il ne faut pas chercher la petite bête aux parasitoïdes. Ces derniers pondent dans le corps de leurs proies afin que leurs larves se nourrissent de l’intérieur de l’insecte. Les parasites trouvent leur force dans leur capacité de reproduction très élevée. En revanche, chaque espèce ne mange qu’une sorte de ravageur.

3. Les pollinisateurs

Ils ont pour fonction d’aider les plantes à se reproduire. En faisant circuler le pollen agglutiné à leurs pattes, ils facilitent l’insémination des fleurs femelles qui conduit à la production des fruits et des légumes. Les auxiliaires pollinisateurs les plus courants sont : 

  • les abeilles,

  • les guêpes,

  • les colibris,

  • les coléoptères,

  • les chauves-souris,

  • les papillons.

Des prédateurs et des parasites prêts à protéger votre jardin des ravageurs

À chaque bioagresseur, sa solution ! En prenant soin de constater quel ravageur est présent dans votre potager, vous pourrez déterminer le type d’auxiliaire dont vous avez besoin. Voici les alliés du jardinage les plus communs : 

La coccinelle

La coccinelle

La coccinelle est l’un des auxiliaires les plus efficaces, car elle se reproduit en grand nombre. Les larves sont tout aussi gloutonnes que les adultes. Leurs mets de prédilections sont : 

  • les pucerons,

  • les psylles,

  • les acariens,

  • les cicadelles,

  • les cochenilles.

Sa période d’activité est de mai à septembre. La tour à coccinelle est un logement adapté à ses besoins, n’hésitez pas à en mettre dans votre jardin. 

La coccinelle apprécie les endroits secs et chauds. Pensez à placer son hôtel dans un endroit protégé du vent et orienté sud, sud-est.

La chrysope

La chrysope

Sous son air frêle, cet insecte est en réalité une machine de guerre ! Avec une capacité d’ingestion de 400 pucerons, la larve des chrysopes ne fait pas dans la demi-mesure lors de son développement. Une fois adulte, elle consomme : 

  • du pollen et du nectar,

  • des pucerons, 

  • des acariens,

  • des larves d’autres insectes,

  • des cochenilles.

Sa période d’activité est de mars à septembre et peut compter 2 à 4 générations. La chrysope parcourt de petites distances, il est conseillé de placer son refuge non loin des plantes à protéger.

À l’aide de matériaux de récupération (bois, écorces, pommes de pin, carton, etc.), vous pouvez créer des refuges pour les auxiliaires. Assurez-vous qu’ils soient conformes aux besoins de chaque espèce.

Le syrphe

Le syrphe

Bien qu’il ressemble à la guêpe, le syrphe est en réalité une mouche. Inoffensif pour l’homme, vous l’avez certainement déjà vu voler sur place avant de détaler à toute vitesse. En véritable stratège, cet auxiliaire pond ses larves à côté des colonies de ravageurs. Il adapte le nombre de ses œufs à celui des bioagresseurs à manger. Son régime alimentaire se compose de : 

  • larves,

  • chenilles,

  • différentes espèces de pucerons.

Une fois adulte, il devient pollinisateur. Sa force est qu’il peut y avoir jusqu’à 7 générations lors de la période d’activité qui se déroule de mai à octobre. Il va de soi que les fleurs sont indispensables à la venue et l’installation définitive de ces charmants auxiliaires.  

Le carabe

Le carabe

Voilà une petite bête qui mange la grosse ! Certaines espèces de carabes peuvent ingurgiter jusqu’à 3 fois leur poids dans une journée. Ce coléoptère est un gros mangeur, car il a besoin de faire des réserves de graisse pour passer l’hiver. Il se nourrit de : 

  • limaces,

  • escargots,

  • chenilles,

  • pucerons,

  • larves de doryphores.

Le carabe est actif de mai à octobre. Il se réfugie sous les pierres, les souches et les paillis. Il est essentiel de lui laisser des endroits où s’abriter. Pour son bien-être, les anti-limaces sont à proscrire.

Le carabe est un indicateur de biodiversité. Si vous en avez beaucoup dans votre jardin, c’est que la qualité agrobiologique y est bonne.

Tableau récapitulatif

Ravageurs 

Auxiliaires

Acarien

Araignée rouge

Balanin des noisettes

Campagnol 

Chenille

Cicadelle

Cochenille

Collembole

Doryphore

Escargot et limace

Lanigère

Larve de tipule

Pupe de mouche

Psylle

Puceron

Taupin 

3 conseils faciles pour favoriser la présence des auxiliaires naturels

La présence des auxiliaires naturels est nécessaire à la biodiversité. Pour conserver un écosystème équilibré, il est essentiel de préserver leur bien-être. Voici quelques conseils pour leur donner envie de rester dans votre jardin : 

1. Offrir des habitats adaptés aux auxiliaires

Offrir des habitats adaptés aux auxiliaires

Il y a plusieurs types d’habitats adaptés aux auxiliaires. Le plus important est qu’ils aient des endroits qui les protègent et qui sont proches des lieux de ravitaillement alimentaire. Ces abris sont pour eux des refuges essentiels à leur repos, à la reproduction et à l’hivernage dans le cas de certaines espèces. Il est donc essentiel que le logement que vous leur proposez soit adapté à leur mode de vie. En fonction de l’insecte ou de l’animal, vous pourrez : 

2. Protéger les insectes alliés des traitements phytosanitaires

Protéger les insectes alliés des traitements phytosanitaires

Pour cultiver un jardin bio, la première chose à faire est d’éviter l’utilisation de produits chimiques tels que les pesticides. Si vous devez traiter vos cultures, privilégiez : 

  • le purin de plantes, 

  • les mélanges à base de bicarbonate de soude ou de savon noir,

  • la bouillie bordelaise améliorée par l'adjonction d'oligo-éléments (zinc, bore et molybdène).

Pour enrichir la terre, il y existe des alternatives aux engrais de synthèse :

En laissant l’humus se créer, la terre s’enrichit et les auxiliaires peuvent s’abriter sous les feuilles et les brindilles en décomposition.

3. Varier les cultures

Varier les cultures

Les plantes ne fleurissent pas en même temps ! En diversifiant les variétés de fleurs, vous gardez les pollinisateurs dans votre secteur durant toute la saison. Il est conseillé de favoriser les variétés locales qui demandent moins d’entretien. 

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Guide écrit par:

Hélène, Rédactrice web, Paris

Hélène, Rédactrice web, Paris

Passionnée d’écriture et de décoration, je n’ai jamais pu choisir entre les deux. C’est pour cela qu’aujourd’hui, à travers mon métier de rédactrice web, je partage les connaissances acquises lors de mes années passées dans le domaine de l’aménagement et de la décoration. Très attachée au confort, j’adore me creuser la tête pour allier pratique et esthétique. Visser, percer, poncer, peindre n’ont plus de secrets pour moi, mais ce que je préfère, c’est la création et la mise en place. Faire du neuf avec du vieux m’amuse aussi beaucoup et me donne le sentiment de contribuer à la préservation de notre planète. C’est avec beaucoup de plaisir et de sérieux, que j’espère vous guider pas à pas dans vos projets !

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