Sapin naturel ou sapin artificiel : bilan sur l’impact environnemental

Sapin naturel ou sapin artificiel : bilan sur l’impact environnemental

Sébastien, Rédacteur en chef

Guide écrit par:

Sébastien, Rédacteur en chef

354 guides

Chaque année, des millions de sapins de Noël sont vendus en France et nombreux sont les acheteurs à se questionner sur l’empreinte carbone due à la production des sapins naturels et artificiels. Faut-il préférer l’achat d’un sapin en plastique réutilisable ? l’achat annuel d’un Nordmann ou d’un épicéa ? Levons le doute sur la question.

Caractéristiques importantes

  • Chiffres du marché global
  • Empreinte carbone
  • Ecolabels et certifications
Voir les sapins de Noël

Près d’un quart des foyers français acquiert un sapin de Noël début décembre, et environ 20 foyers sur 100 achètent un sapin naturel, tandis que 4 préfèrent un sapin artificiel. 

Les sapins naturels vendus en France sont issus à 80 % de production française sylvicole, les 20 % restants sont importés majoritairement du Danemark et affrétés par voie terrestre. Son espérance de vie est inexistante s’il est coupé, et de plusieurs années s’il est acheté en pot et que sa reprise à l’extérieur a réussi.

Les sapins artificiels proviennent pour l’essentiel d’Asie, en grande majorité de Chine, ils sont fabriqués avec du métal et du plastique dans des usines et ils sont affrétés par voie maritime et terrestre. Leur durée d’utilisation est de 6 ans en moyenne. 

Dès la lecture de ces données, et sans être expert en développement durablement, on a tendance à conclure spontanément que le sapin naturel a une empreinte carbone plus faible que son homologue artificiel. Mais de quel marché parle-t-on ? Quid de leur impact écologique à court et long terme ? L’empreinte carbone laissée est-elle négligeable ?

Chiffres du marché global

France 2018, les fêtes de Noël approchent et quelques 6.6 millions de foyers (23.4 %) acquièrent 6.9 millions de sapins au prix moyen de 27.08 € l’unité, soit un total de 186.7 millions d’euros. L’âge moyen des acheteurs est situé entre 35-49 ans (33 %), suivi des 50-64 ans (29 %), des plus de 65 ans (21 %) et des moins de 35 ans (17 %). 

Part du sapin de Noël naturel

5.6 millions de foyers (19.8 %) préfèrent acheter un sapin de Noël naturel au prix moyen de 26.97 €, ce qui représente une facture totale de 157.2 millions d’euros.  Les foyers acheteurs sont majoritairement situés en région et bassin parisiens (41 %), appartiennent à la CSP+ (44 %), et préfèrent les Nordmanns à hauteur de 80 %. Toute essence confondue, 90 % des sapins de Noël s’achètent coupés et la moitié avant le 9 décembre. La Grande distribution reste le lieu de vente principal (32 %), suivie des Jardineries (14 %) et des Exploitations (11.5 %).

Part du sapin de Noël artificiel 

Les sapins artificiels se retrouvent dans 1.06 millions de foyers (3.7 %), se vendent au prix moyen de 27.61 € et représentent une note totale de 29.5 millions d’euros. La répartition de la majorité des foyers acheteurs est identique, en revanche, ces derniers disposent en moyenne d’un revenu plus faible par rapport aux acheteurs de sapins naturels. 69 % des foyers acheteurs de sapins de Noël artificiels ont un revenu mensuel inférieur à 3000 € et 31 % supérieur à 3001 € ; alors que 53 % des foyers acheteurs de sapins naturels ont un revenu mensuel supérieur à 3001 € et 48 % inférieur à 3000 €. Les Magasins de décoration sont le lieu de vente principal (40 %), suivis de la Grande distribution (25 %) et des Jardineries (8 %). 

Source franceagrimer.fr selon l'institut d'études Kantar

Ellipsos, firme d'experts-conseils québécoise spécialisée en développement durable, a publié en 2009 une analyse sur l’impact environnemental du cycle de vie des sapins naturels et artificiels depuis leur fabrication ou production jusqu’à leur recyclage ou élimination. 

Une étude pertinente et précise...

Pour mener à bien cette étude, Ellipsos a utilisé la méthode Impact2002+, méthode qui permet de regrouper 14 catégories d'impacts intermédiaires en 4 principales catégories d'impacts qui sont : 

  • la santé humaine ; 
  • la qualité des écosystèmes ;
  • les changements climatiques ; 
  • l’épuisement des ressources.

Le sapin naturel se révèle être le meilleur choix, particulièrement lorsque l’on se réfère aux impacts sur les changements climatiques et l’épuisement des ressources même s’il présente davantage d'impacts sur la qualité des écosystèmes.

Les résultats de l’étude indiquent que le sapin naturel contribue à la réduction des émissions de gaz à effets de serre (39%) comparé au sapin artificiel. La production d’un sapin naturel génère des effets positifs sur les changements climatiques grâce à sa capacité de séquestrer du CO2 lors de sa croissance. Les impacts du sapin artificiel se produisent notamment lors de sa production (100 %), et pour que celui-ci devienne le meilleur choix environnemental, il faudrait l’utiliser pendant au moins 20 ans. (1) 

Question recyclage, le sapin naturel peut se convertir à l’issue des fêtes de Noël en compost, être transformé en copeaux, paillis, combustible, il peut également être enfoui en centre d’enfouissement ou replanté s’il est acheté en pot. Le sapin artificiel est quant à lui évacué en déchèterie où il peut de nouveau rejoindre le milieu industriel pour l’extraction et le traitement de ses matières.

(1) Source Etude arbre de Noël Ellipsos

Bilan carbone des sapins naturels et artificiels

Les émissions de CO2 pour le cycle de vie complet du sapin naturel sont de 3,1 kg et de 8,1 kg pour le sapin artificiel – émissions calculées sur une base annuelle soit 48,3 kg pour la totalité de sa durée de vie estimée à 6 ans.

A titre comparatif, et comme le précise l’analyse réalisée par Ellipsos : "Pour avoir des émissions équivalentes avec une voiture de classe compacte, il faudrait parcourir 125 et 322 kilomètres respectivement. Autrement dit, il suffirait de faire du co-voiturage ou encore d’utiliser un vélo pour se rendre au travail, entre une et trois semaines durant l’année pour compenser les émissions de gaz à effet de serre provenant d'un arbre de Noël, peu importe le type (sic)."

Toujours au sujet de l’empreinte carbone, et pour mieux situer les chiffres annoncés, voici la moyenne annuelle des principales sources d’émissions d’un français :

  • 1.15 tonne pour l’alimentation (viande, poisson) ;
  • 1.2 tonne de CO2 pour l’achat et l’usage des nouvelles technologies (ordinateur, téléphone portable, tablette etc.) ;
  • 1.5 tonne de CO2 pour les services publics et de santé ;
  • 1.7 tonne de CO2 pour l’énergie de l’habitat (gaz, électricité etc.) ;
  • 2 tonnes de CO2 pour une voiture.

Evidemment, il s’agit d’une moyenne individuelle qui n’inclue pas les dépenses carbone liés aux loisirs tels les courts séjours dans les capitales européennes, les croisières en méditerranée, le tour de France en camping-car...

Privilégier les sapins écolabellisés

Mais revenons à nos rameaux, les acheteurs soucieux de consommer plus responsable préfèreront les sapins de Noël labellisés, et achetés en circuit court. Deux certifications se distinguent et garantissent une culture responsable : le label Plante bleue et le label MPS.

Le label Plante bleue

Le label « Plante bleue » est délivré par l’Association Française du Sapin de Noël Naturel pour les sylviculteurs qui s’engagent à adopter des pratiques davantage respectueuses de l’environnement. 

Le label MPS

Le label MPS « Milieu Programma Sierteelt », écolabel européen, implique les producteurs à contrôler les intrants de leurs exploitations (eau, traitements phytosanitaires, fertilisants etc.) pour une production plus écologique.

La certification offre un classement par lettres de A+ à C, A+ étant le label le plus strict.

Label rouge et agriculture biologique

Le Label rouge est garant de qualité, notamment sur la culture, la coupe, le conditionnement, l'expédition des sapins etc. La culture de sapins de Noël issus d'agriculture biologique reste anecdotique, et se résume à quelques centaines de milles dans l'Hexagone.

Quant à l'empreinte carbone des décorations de Noël extérieure, on en parle ?

Voir les sapins de Noël

Guide écrit par:

Sébastien, Rédacteur en chef, 354 guides

Sébastien, Rédacteur en chef

A l’issue d’études dans le commerce, j’ai appris par opportunité la profession de charpentier. Noble mais dur métier, les hivers et la pluie m’ont incité à descendre des toits et à pousser les portes d’une quincaillerie où sans grande surprise, je me suis retrouvé quincaillier. Le métier m’a plu et au fil des années, j’ai accumulé les expériences dans plusieurs Grandes Surfaces de Bricolage. Entre deux magasins, je poursuivais mon apprentissage et travaillais en serrurerie, couverture, imprimerie ou dans le secteur industriel pour des sociétés de traitement de surface, de fabrication de vases d’expansion... L’envie de transmettre m’a ensuite conduit à me former au métier d'enseignant de Français Langue Étrangère, puis j’ai commencé d’écrire des articles de voyage, puis de bricolage pour monEchelle.fr. Aujourd’hui Rédacteur en chef de la section Conseil technique de ManoMano, j’ai le plaisir de travailler avec une communauté de vrais experts dont un jardinier hors pairs, un soudeur émérite, un plombier passionné et encore beaucoup d’autres. Restituer un conseil impartial est ce que nous faisons de mieux, et ce que nous continuerons de faire pour vous.

Le plus grand magasin en ligne d'Europe de brico, maison & jardin

  • Des millions de produits

    62 fois plus qu'en magasin, ça en fait du choix

  • Livraison chez vous ou en point relais

    Ça, c'est vous qui voyez

  • Des centaines d'experts en ligne

    Aussi experts que Macgyver, plus dispos que votre ophtalmo