Quel isolant thermique choisir en rénovation énergétique

Quel isolant thermique choisir en rénovation énergétique

Sébastien, Responsable des contenus

Guide écrit par:

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Bien isoler son logement est indispensable pour le confort thermique et réduire sa facture énergétique. Pour bien choisir un isolant, il est entre autres nécessaire de comparer sa conductivité (λ) et résistance (R) thermiques, et de s’informer de la réglementation thermique en vigueur pour bénéficier d’éventuelles aides financières de l’Etat.

Quid de l’isolation thermique en rénovation thermique 

En France, près de 5 millions de logements sont mal isolés et 14 % des français y ont froid (chiffres donnés pour début 2022). En termes d'impact environnemental, les logements et bâtiments représentent la seconde source d’émissions de gaz à effet de serre juste après les transports, soit 27 % des émissions de CO2, et environ 45 % de la consommation d’énergie finale.

Les déperditions thermiques d’une maison

Les déperditions thermiques d’une maison

L’essentiel à comprendre de l’isolation thermique

Choisir un isolant thermique repose sur plusieurs critères qu’il convient de considérer. Il n’y a pas d’isolant thermique unique et parfait, certains sont peu chers mais à la conductivité thermique élevée donc de forte épaisseur, d’autres sont très performants mais chers, d’autres encore ne sont disponibles que sous un format… en bref, choisir le meilleur isolant thermique est un compromis, et celui qui convient le mieux à la rénovation énergétique de votre logement peut très bien être différent de celui de votre voisin qui ne dispose pas du même budget ni du même bâti.

Définitions et termes techniques de l’isolation thermique

Définitions et termes techniques de l’isolation thermique

Aussi, et avant d’aller plus loin dans le choix de votre isolant, il est nécessaire de bien comprendre certains termes, car les isolants sont des produits techniques que l’on compare selon leurs caractéristiques et propriétés intrinsèques, mais aussi selon des valeurs données et des valeurs que l’on calcule. Pour cela, vous devrez donc vous familiariser avec le vocabulaire et sortir la calculatrice si vous voulez comparer les isolants entre eux. Et pour vous aider dans cette démarche, nous vous proposons ci-dessous les principales définitions des termes techniques utilisés dans ce guide et sur les fiches produits.

La conductivité thermique  

La conductivité thermique est la quantité de chaleur W/(m.K) qui peut être transférée dans un matériau en un temps donné. En d’autres mots, c’est la capacité d’un matériau à laisser passer la chaleur ou au contraire, à la retenir, à l’isoler.  Plus la conductivité est faible (on parle de lambda λ  pour mesurer cette valeur), plus le matériau isole, soit plus la valeur lambda λ est faible, plus le matériau est isolant

La résistance thermique

La résistance thermique R est mesurée en m2.K/W, elle dépend de l'épaisseur de l’isolant et de sa conductivité thermique (λ). On utilise cette valeur pour comparer les performances d’un isolant à l’autre (voir paragraphe Comment calculer la performance et l’épaisseur d’un isolant). A titre d’exemple, 20 cm de laine de roche de lambda 0.04 offrent la même résistance thermique que 15 cm de laine de verre de lambda 0.03. Mais à conductivité thermique (λ) égale, plus l’isolant est épais, plus la résistance thermique est forte.

Pont thermique

Un pont thermique est un point de la construction où la barrière thermique est rompue pour des causes de mauvaises mises en œuvre. C’est littéralement un pont où la chaleur peut s’échapper. Les principaux ponts thermiques se situent au-dessus des ouvertures, aux jonctions des murs, etc. 

Le déphasage thermique 

Le déphasage thermique est la capacité d’un matériau à laisser pénétrer la chaleur dans la durée, soit le temps que la chaleur met pour le traverser. Le déphasage est exprimé en heures et selon l’épaisseur du matériau. Il joue un rôle dans le confort thermique du logement en été, en empêchant la chaleur d’entrer dans le logement. Vous le retrouverez dans ce guide conseil sous le terme Confort d’été.

La réaction au feu

La réaction au feu est la manière dont se comporte un matériau comme combustible. Au mieux, il est incombustible, au pire facilement inflammable et contaminant. Pour s’y retrouver, tous les matériaux sont classés suivant les Euroclasses et la norme EN 13-501-1.

Classement des Euroclasses selon EN 13501-1

Exigences réglementaires françaises

Comportement au feu

Production de fumées

Gouttelettes enflammées

A1

-

-

Incombustible (M0)

A2

s1

d0

Incombustible (M0)

A2

s1

d1

Combustible et ininflammable (M1)

A2

s2

d0

A2

s3

d1

B

s1

d0

d1

s2

s3

C

s1

d0

d1

Combustible et difficilement inflammable (M2)

s2

s3

D

s1

d0

d1

Combustible et moyennement inflammable (M3)

s2

Combustible et facilement inflammable (M4) (non gouttant)

s3

E

Non applicable

d1

Combustible et facilement inflammable (M4)

E

Non applicable

d2

Pas de classement

E

Non applicable

Non applicable

Pas de classement

L’opacité des fumées notée s (smoke)

  • s1 : faible quantité/vitesse

  • s2 : moyenne quantité/vitesse

  • s3 : haute quantité/vitesse

Les gouttelettes et débris enflammés notés d (droplets) 

  • d0 : aucun débris

  • d1 : aucun débris dont l’enflammement dure plus de 10 secondes

  • d2 : ni d0 ni d1

L’énergie grise 

L’énergie grise mesure l’ensemble de l’énergie consommée lors du cycle de vie d’un matériau ou d’un produit. Cela comprend la production, l’extraction, la transformation, la fabrication, le transport, la mise en œuvre, l’entretien, puis le recyclage. Seule l’utilisation n’est pas inclue dans son estimation. L’énergie grise se mesure en joules (J) mais aussi en kilowatts heure (kWh) par commodité. Plus sa valeur est faible, moins l’impact environnemental est important. 

Principales caractéristiques d’un isolant thermique

Choisir un isolant thermique repose sur cinq principaux critères qu’il convient d’évaluer avec précision : la surface à isoler,  la conductivité et la résistance thermiques, l’épaisseur et le format de l’isolant, le type d’isolant, la réglementation. 

La surface à isoler 

Principales caractéristiques d’un isolant thermique

Comme vous pouvez vous en douter, on n’isole pas de la même manière des combles perdus que des murs extérieurs, ou encore un plancher que des combles aménagés. A titre d’exemple, dans le cas de combles perdus, on peut souffler de la laine de verre en flocons (λ 0,046) sur 330 mm d’épaisseur pour obtenir une résistance thermique de 7 m².K/W  (résistance minimale pour être éligible aux aides). Alors que pour isoler des murs extérieurs, il sera nécessaire d’appliquer un isolant en panneaux ou rouleaux semi-rigides, de la laine de verre de 120 mm d’épaisseur par exemple, pour obtenir une résistance thermique de 3.75 m².K/W.

Murs extérieurs, toit, ou sol, chaque surface d’application comporte ses contraintes et un isolant plus indiqué qu’un autre.

La conductivité et la résistance thermiques 

La conductivité et la résistance thermiques 

Les déperditions thermiques au sein d’un logement sont différentes comme explicitées dans l’infographie ci-dessus. Le sol, les murs extérieurs et le toit, ne présentent pas la même conductivité thermique de par leurs matériaux et leur exposition. Ainsi, chacune de ces surfaces doit être isolée en fonction, et disposer d’une résistance thermique minimum. Concrètement, et à titre d’exemple, la résistance thermique réglementaire des murs extérieurs en rénovation doit être supérieure ou égale à 2.3 (R), et les combles perdus doivent présenter une résistance thermique supérieure ou égale à 4.8 (R). Les exigences de résistance thermique varient selon que l’on effectue une simple rénovation, que l’on souhaite être éligible aux aides financières de l’Etat, ou bien classer son logement en maison BBC Effinergie. 

Les performances de l’isolant sont à adapter à la résistance thermique nécessaire de la surface à isoler. 

L’épaisseur et le format de l’isolant

L’épaisseur et le format de l’isolant

L’épaisseur et le format de l’isolant sont directement liés aux deux critères énumérés dans les paragraphes précédents : la surface d’application et la résistance thermique nécessaire. Les isolants sont déclinés sous différents formats : flocons, rouleaux et panneaux souples, semi-rigides et rigides, et en plusieurs épaisseurs. Et pour un isolant de même conductivité thermique, plus la résistance thermique à atteindre est élevée, plus il est épais. A titre d’exemple, pour isoler des combles perdus selon les exigences imposées pour être éligible à la prime de transition énergétique, il est nécessaire d’atteindre un R ≥ 7 et pour cela de souffler de la laine de verre en flocons de conductivité thermique (λ) 0,046 sur 330 mm d’épaisseur. Si l’on souhaite se conformer aux normes des maisons Bâtiment de Basse Consommation (BBC), la résistance thermique à atteindre est alors ≥ 8 m².K/W, soit pour le même isolant, atteindre une épaisseur minimale de 375 mm. En simple rénovation, un R = 5 aurait été suffisant, soit une épaisseur de flocons de 235 mm. 

Le format de l’isolant diffère selon que la surface est verticale ou horizontale, et l’épaisseur de l’isolant peut impacter la surface et le volume utiles du logement selon l’application. A choisir judicieusement donc.

Le type d’isolant 

Le type d’isolant 

L’offre des isolants thermiques sur le marché est bien garnie comme vous allez le constater lors de la lecture de ce guide ou en recherchant votre solution d’isolation dans notre catalogue. On distingue trois types d’isolants que l’on différencie selon leur matière de fabrication : 

  • Les isolants minéraux : on retrouve dans cette catégorie les classiques laine de verre et laine de roche, et le moins répandu verre cellulaire. 

  • Les isolants synthétiques : il s’agit des isolants dérivés de la pétrochimie et principalement du polystyrène expansé (PSE), du polystyrène extrudé (XPS) et du polyuréthane.

  • Les isolants biosourcés ou naturels : on retrouve dans cette catégorie les isolants d’origine végétale comme la laine de bois, de coton, de chanvre, de lin, de coco ou encore la paille ou le liège ; les isolants d’origine animale comme la plume d’oie, la laine de mouton ; et les isolants recyclés comme la ouate de cellulose ou le textile.

Le type d’isolant se choisit selon la surface d’application, les performances thermiques, le coût au m², mais aussi selon son impact environnemental.

La réglementation

La réglementation

Selon que l’on effectue une simple rénovation, une construction neuve, que l’on souhaite bénéficier de la prime à la transition énergétique, ou obtenir le label BBC-Effinergie (maison passive), les performances thermiques exigées diffèrent. Comme explicité dans le paragraphe L’épaisseur et le format de l’isolant, si vous isolez vos combles perdus, et que vous ne visez aucune aide financière de l’Etat ni aucun label, le minimum requis en rénovation est R ≥ 5 soit 235 mm de laine de verre en flocons de lambda (λ) 0,046. Si l’on souhaite prétendre à la prime de la transition énergétique, il faut isoler sur 330 mm pour atteindre un R ≥ 7, et si l’on vise le label maison BBC, c’est un R ≥ 8 qu’il faut atteindre et l’on parle de 375 mm de laine de verre en vrac.

Au-delà des labels et des primes de l’Etat, une isolation performante offre un réel confort thermique et permet de réduire considérablement sa facture énergétique. 

10 caractéristiques liées aux propriétés intrinsèques de l’isolant 

10 caractéristiques liées aux propriétés intrinsèques de l’isolant

Aux principaux critères que nous venons de citer se cumulent dix caractéristiques secondaires tout aussi importantes pour bien choisir votre isolant thermique, citons : 

  1. La longévité ou vieillissement dans le temps

  2. La résistance et la réaction  à l’humidité et/ou à la pluie en cas d’infiltration d’eau

  3. Le confort d’été ou déphasage thermique

  4. L’isolation phonique ou acoustique 

  5. La résistance au tassement et/ou à la compression

  6. Le poids et/ou la densité

  7. La résistance aux rongeurs

  8. Le mode de production, la quantité d’énergie grise et la recyclabilité

  9. Les conditions de pose

  10. Le prix

Voir le catalogue ManoMano
Isolation

Quelle résistance thermique pour quelle surface du logement

Afin d’assurer la bonne isolation d’un logement et de réduire au minimum les déperditions thermiques, il convient d’observer les valeurs suivantes.

Combles perdus 

Combles aménagés

Murs extérieurs

Plancher bas

Toiture terrasse

Résistance (R) réglementaire en rénovation

R ≥ 4.8

R ≥ 4

R ≥ 2.3

R ≥ 2.2 (2.3 pour sol sur extérieur ou parking)

R ≥ 2.5

Résistance (R)  minimale pour éligibilités aux aides

R ≥ 7

R ≥ 6

R ≥ 3.7

R ≥ 3

R ≥ 4.5

Résistance (R)  pour construction neuve

R ≥ 8

R ≥ 8

R ≥ 5

R ≥ 4

R ≥ 8

Quels sont les principaux isolants, leurs utilisations et leurs conductivités thermiques 

Type d’isolant*

Conductivité thermique*

Prix moyen* pour R = 1 m².K/W

Combles

Plafonds

Murs

Cloisons

Sols et planchers (dessus)

Laine de verre (IM*)

λ de 0.030 à 0.046

1,35 €/m²

Laine de roche (IM)

λ de 0,034 à 0,047

1,8 €/m² 

Perlite exfoliée (IM)

λ de 0,050 à 0,060

5 €/m²

Vermiculite (IM)

λ de 0,060 à 0,080

5,5 €/m² 

Ouate de cellulose (IB*)

λ de 0,038 à 0.044

1,45 €/m²

Laine de bois  (IB)

λ de 0,036 à 0.046

3 €/m² 

Laine de chanvre (IB)

λ de 0,039 à 0,060

8,10 €/m²

Laine de mouton (IB)

λ de 0,035 à 0,045

2 à 8 €/m²

Liège expansé (IB)

λ de 0,037 à 0,041

14,55 €/m²

Laine de lin (IB)

λ de 0,0.35 à 0,042

8 €/m²

Verre cellulaire 

λ de 0.036 à 0.050

Laine de coco (IB)

λ de 0,037 à 0,047

27 €/m²

Polyuréthane (IS*)

λ de 0,022 à 0,028

7,4 €/m²

Polystyrène extrudé (IS)

λ de 0,027 à 0,040

2.7 €/m²

Conductivité thermique ou lambda (λ) 

Quantité de chaleur W/(m.K) pouvant être transférée dans un matériau en un temps donné. Plus la valeur (λ) est petite, plus le matériau est isolant. A épaisseur égale, plus le lambda est faible, plus le matériau est isolant.

Type d’isolant 

  • IM : Isolants minéraux

  • IB : Isolants biosourcés

  • IS : Isolants synthétiques

Comment calculer la performance et l’épaisseur d’un isolant

Comment calculer la performance et l’épaisseur d’un isolant

Un isolant performant est un isolant qui ne laisse passer ni le froid ni la chaleur à travers une surface. Cette conductivité thermique, différente d’un isolant à un autre selon sa matière mais aussi selon son épaisseur, détermine sa résistance thermique. Pour comparer les performances d’un isolant à un autre, il convient donc de calculer sa résistance thermique (R) selon son épaisseur (e) et sa conductivité thermique (λ). 

La formule permettant de la calculer est R = e/λ

  • R : résistance thermique [m².°K/W]

  • e : épaisseur du matériau [m]

  • λ : conductivité thermique [W/(m.K)]

A épaisseur égale, l’isolant le plus performant est celui dont la résistance thermique est la plus élevée.

Exemple de comparaison de deux isolants pour une même résistance thermique

Exemple de comparaison de deux isolants pour une même résistance thermique

Laine de roche de 20 cm d’épaisseur de lambda (λ) 0.03

  • R = e/λ

  • R = 0.2 m / 0.04 (λ)

  • R = 5

Laine de verre de 15 cm d’épaisseur de lambda (λ) 0.02 

  • R = e/λ

  • R = 0.15 m / 0.03(λ)

  • R = 5 

Dans notre exemple, pour une même résistance thermique finale et pour les lambdas renseignés, la laine de verre est plus performante que la laine de roche car on obtient le même pouvoir isolant sur une épaisseur plus faible de 25 % soit 5 cm de moins.

Les principaux isolants minéraux

La laine de verre : avantages et inconvénients

La laine de verre : avantages et inconvénients

Isolant 

Conductivité thermique

Avantages

Inconvénients

Energie grise

Laine de verre

λ de 0.030 à 0.046

- Coût peu élevé

- Fort pouvoir isolant

- Incombustible (A1)

- Isolation acoustique

- Facile à appliquer

- Tout format

- Irritant lors de la pose

- Sensible à l’eau

- Sujette au tassement

- Confort d’été faible

- Difficilement recyclable

- Non résistante aux rongeurs

250 kWh/m3

La laine de roche : avantages et inconvénients

La laine de roche : avantages et inconvénients

Isolant 

Conductivité thermique

Avantages

Inconvénients

Energie grise

Laine de roche

λ de 0,034 à 0,047

- Coût peu élevé

- Fort pouvoir isolant

- Incombustible (A1)

- Isolation acoustique

- Facile à appliquer

- Confort d’été moyen

- Tout format

- Irritant lors de la pose

- Sensible à l’eau

- Sujette au tassement

- Difficilement recyclable

- Non résistante aux rongeurs

150 kWh/m3

La perlite exfoliée : avantages et inconvénients

La perlite exfoliée : avantages et inconvénients

Isolant 

Conductivité thermique

Avantages

Inconvénients

Energie grise

Perlite exfoliée

λ de 0,050 à 0,060

- Incombustible (A1)

- Isolation acoustique

- Résistante aux rongeurs

- Confort d’été moyen

- Principalement en vrac (flocon)

- Recyclable

- Coût élevé

- Pouvoir isolant moyen

- Sensible à l’eau

230 kWh/m3

La vermiculite : avantages et inconvénients

La vermiculite : avantages et inconvénients

Isolant 

Conductivité thermique

Avantages

Inconvénients

Energie grise

Vermiculite

λ de 0,060 à 0,080

- Incombustible (A1)

- Isolation acoustique

- Longévité

- Résistante aux rongeurs

- Confort d’été moyen

- Principalement en vrac (flocon)

- Recyclable

- Coût élevé

- Pouvoir isolant moyen

- Sensible à la vapeur d’eau

- Potentiellement cancérigène

230 kWh/m3

Le verre cellulaire : avantages et inconvénients

Le verre cellulaire : avantages et inconvénients

Isolant 

Conductivité thermique

Avantages

Inconvénients

Energie grise

Verre cellulaire 

λ de 0.036 à 0.050

- Incombustible (A1)

- Forte résistance à la compression

- Imputrescible

- Résiste à la vapeur d’eau et à l’air

- Isolation acoustique

- Longévité

- Résistant aux rongeurs

- Principalement en panneau

- Recyclable

- Coût élevé

- Rigide et difficile à travailler

- Confort d’été faible

700 kWh/m3

Les principaux isolants biosourcés ou naturels

La ouate de cellulose : avantages et inconvénients

La ouate de cellulose : avantages et inconvénients

Isolant 

Conductivité thermique

Avantages

Inconvénients

Energie grise

Ouate de cellulose

λ de 0,038 à 0.044

- Coût peu élevé

- Combustible mais ininflammable (B)

- Isolation acoustique

- Longévité

- Résistante aux rongeurs (sel de bore)

- Confort d’été excellent

- Principalement en vrac (flocon)

- Recyclable

- Irritant lors de la pose

- Sujette au tassement

50 kWh/m3

La laine de bois : avantages et inconvénients

La laine de bois : avantages et inconvénients

Isolant 

Conductivité thermique

Avantages

Inconvénients

Energie grise

Laine de bois

λ de 0,036 à 0.046

- Coût relativement élevé

- Isolation acoustique

- Longévité

- Confort d’été excellent

- Tout format

- Recyclable

- Sensible à l’humidité

- Non résistante aux rongeur (doit être traitée)

- Combustible et facilement inflammable (E)

160 kWh/m3

La laine de chanvre : avantages et inconvénients

La laine de chanvre : avantages et inconvénients

Isolant 

Conductivité thermique

Avantages

Inconvénients

Energie grise

Laine de chanvre

λ de 0,039 à 0,060

- Isolation acoustique

- Longévité

- Confort d’été excellent

 - Résistante aux rongeur

- Tout format

- Recyclable

- Coût élevé

- Combustible et facilement inflammable (E)

48 kWh/m3

La laine de mouton : avantages et inconvénients

La laine de mouton : avantages et inconvénients

Isolant 

Conductivité thermique

Avantages

Inconvénients

Energie grise

Laine de mouton

λ de 0,035 à 0,045

- Isolation acoustique

- Longévité

- Résistante à l'humidité

- Tout format

- Recyclable

- Coût moyen 

- Irritante lors de la pose

- Combustible et facilement inflammable (E)

- Sensible aux rongeurs

- Confort d’été faible

51 kWh/m3

Le liège expansé : avantages et inconvénients

Le liège expansé : avantages et inconvénients

Isolant 

Conductivité thermique

Avantages

Inconvénients

Energie grise

Liège expansé

λ de 0,037 à 0,041

- Excellente isolation acoustique

- Longévité

- Imputrescible

- Résistante à l'humidité

- Confort d’été excellent

- Tout format

- Recyclable

- Coût très élevé

- Combustible et facilement inflammable (E)

- Faible production (récolte de l’écorce tous les 8/10 ans)

450 kWh/m3

La laine de lin : avantages et inconvénients

La laine de lin : avantages et inconvénients

Isolant 

Conductivité thermique

Avantages

Inconvénients

Energie grise

Laine de lin 

λ de 0,0.35 à 0,042

- Saine et naturelle

- Isolation acoustique

- Longévité

 - Résistante à l'humidité

- Tout format

- Recyclable

- Coût élevé

- Combustible et facilement inflammable (E)

- Sensible aux rongeurs (doit être traitée)

- Confort d’été faible 

48 kWh/m3

La laine de coco : avantages et inconvénients

La laine de coco : avantages et inconvénients

Isolant 

Conductivité thermique

Avantages

Inconvénients

Energie grise

Laine de coco

λ de 0,0.37 à 0,047

- Saine et naturelle

- Isolation acoustique

- Longévité

- Imputrescible

- Résistante à l'humidité

- Confort d’été

- Recyclable

- Coût élevé

- Ajout de sel de bore pour le traitement anti-feu et insecticide (B2)

- Combustible et facilement inflammable (E)

- Empreinte carbone élevée (non issue de production locale)

- Sensible aux rongeurs (doit être traitée)

230 kWh/m3

Les principaux isolants synthétiques

Le polyuréthane : avantages et inconvénients

Le polyuréthane : avantages et inconvénients

Isolant 

Conductivité thermique

Avantages

Inconvénients

Energie grise

Polyuréthane 

λ de 0,022 à 0,028

- Résistance mécanique élevée

- Excellente isolation thermique

- Longévité

 - Résistant à l'humidité

- Tout format

- Coût élevé

- Irritant lors de la pose

- Combustible et facilement inflammable (E)

- Dégagement toxique en cas d’incendie 

- Confort d’été faible

- Faible isolation acoustique

- Non recyclable (issu du pétrole)

974 kWh/m3

Le polystyrène extrudé : avantages et inconvénients

Le polystyrène extrudé : avantages et inconvénients

Isolant 

Conductivité thermique

Avantages

Inconvénients

Energie grise

Polystyrène extrudé

λ de 0,027 à 0,040

- Résistance mécanique élevée

- Résistance à la compression

- Coût faible

- Excellente isolation thermique

- Longévité

 - Résistant à l'humidité

- Tout format

- Irritant lors de la pose

- Combustible et facilement inflammable (E)

- Dégagement toxique en cas d’incendie 

- Confort d’été faible

- Faible isolation acoustique

- Non recyclable (issu du pétrole)

- Non résistant aux rongeurs

795 kWh/m3

Le polystyrène expansé : avantages et inconvénients

Le polystyrène expansé : avantages et inconvénients

Isolant 

Conductivité thermique

Avantages

Inconvénients

Energie grise

Polystyrène expansé (PSE)

λ de 0,031 à 0,038

- Résistance mécanique élevée

- Résistance à la compression

- Coût faible

- Excellente isolation thermique

- Longévité

 - Résistant à l'humidité

- Tout format

- Irritant lors de la pose

- Combustible et facilement inflammable (E)

- Dégagement toxique en cas d’incendie 

- Confort d’été faible

- Très faible isolation acoustique

- Non recyclable (issu du pétrole)

- Non résistant aux rongeurs

850 kWh/m3

Quel isolant choisir pour des combles aménageables 

Quel isolant choisir pour des combles aménageables 

L’isolation de combles aménagés se réalise sous les rampants de la toiture et principalement avec des panneaux rigides ou semi-rigides ou des rouleaux semi-rigides. 0n choisit de préférence un isolant au lambda (λ) le plus faible possible de manière à réduire au minimum l’épaisseur de l’isolant et préserver l’espace disponible des combles. 

En rénovation, l’isolation thermique est appliquée entre les pannes de la charpente en deux couches superposées croisées. L’isolant est recouvert d’un pare-vapeur, puis un parement (placoplatre, OSB, etc.) habille l’ensemble de l’isolation. 

Il est également possible d’insuffler des flocons sous les rampants. L’isolant en flocons est alors insufflé avec une souffleuse derrière une membrane d'étanchéité ou des panneaux d’OSB. Cette solution est particulièrement économique, et différents isolants sont compatibles (isolants minéraux, laine de bois…). 

Pour toute mise en œuvre, le DTU 45.10 régit l’isolation des combles perdus.

La ouate de cellulose reste cependant la plus indiquée car elle est résistante aux rongeurs et offre un meilleur confort d’été.

Les principaux isolants utilisés pour les combles aménagés

Propriétés de l’isolant

Résistance thermique minimum

Isolant les plus courants

Conductivité thermique (λ)

Prix moyen  pour R = 1 m².K/W

Confort d’été

Format 

Rénovation

Eligibilité prime transition énergétique

Construction neuve

Laine de verre

0.030 à 0.046

1,35 €/m²

Faible

Panneau semi-rigide ou rigide (isolation sous rampants), flocons

R ≥ 4

R ≥ 7

R ≥ 8

Laine de roche

0,034 à 0,047

1,8 €/m² 

Moyen

Ouate de cellulose

0,038 à 0.044

1,45 €/m²

Fort

Laine de bois

0,036 à 0.046

3 €/m² 

Fort

Laine de chanvre

0,039 à 0,060

8,10 €/m²

Fort

Quel isolant choisir pour des combles perdus 

Quel isolant choisir pour des combles perdus

L’isolation des combles perdus se réalise au niveau du sol et peut être réalisée avec de l’isolant en rouleaux, ou bien en flocons insufflés avec une souffleuse, sur un pare-vapeur qui assure l’étanchéité au niveau du sol. Cette dernière technique est d’ailleurs rapide à mettre en œuvre, ne génère aucune perte et réduit les ponts thermiques car l’isolant est projeté absolument partout. 

Dans le cas où l’on utilise un isolant en rouleaux, celui-ci est appliqué entre les solives en deux couches superposées pour assurer la continuité de l’isolation et réduire les ponts thermiques. Puisque l’épaisseur de l’isolant importe moins que dans la rénovation des combles aménagés, l’espace des combles perdus étant non utilisé, le lambda (λ) peut être plus élevé.  

Pour toute mise en œuvre, le DTU 45.11 régit l’isolation des combles perdus par soufflage.

Même si elle n 'offre pas un confort d’été de premier choix, la laine de verre est l’isolant le plus souvent retenu car peu coûteuse et disponible en rouleaux et en flocons à insuffler. 

Les principaux isolants utilisés pour les combles perdus

Propriétés de l’isolant

Résistance thermique minimum

Isolant les plus courants

Conductivité thermique (λ)

Prix moyen  pour R = 1 m².K/W

Confort d’été 

Format 

Rénovation

Eligibilité prime transition énergétique

Construction neuve

Laine de verre

0.030 à 0.046

1,35 €/m²

Faible

Rouleaux souples, flocons ou vrac (isolation sur plancher)

R ≥ 4.8

R ≥ 7

R ≥ 8

Laine de roche

0,034 à 0,047

1,8 €/m² 

Moyen

Ouate de cellulose

0,038 à 0.044

1,45 €/m²

Fort

Laine de bois

0,036 à 0.046

3 €/m² 

Fort

Laine de chanvre

0,039 à 0,060

8,10 €/m²

Fort

Quel isolant choisir pour isoler les murs par l’intérieur 

Quel isolant choisir pour isoler les murs par l’intérieur 

L’isolation des murs par l’intérieur peut se réaliser de différentes manières, on distingue trois techniques : 

  • l’isolation dans une structure : il s’agit de l’isolation la plus courante, elle consiste à appliquer un isolant en panneau, de la laine de verre par exemple, dans un doublage en placoplâtre, en OSB, …

  • l’isolation en application directe : cette technique est moins commune et consiste à coller directement sur les murs des panneaux rigides ou semi-rigides à base de polyuréthane, polyuréthane ou de fibre de bois

  • l’isolation projetée : comme son l’indique, l’isolant (ouate de cellulose et polyuréthane le plus souvent) est projeté directement sur les murs.

L’isolation dans un doublage en placoplâtre sur ossature métallique est la solution la plus retenue en rénovation car elle permet un plus grand choix d’isolant, de repartir sur des parois planes et saines adaptées à un produit de finition, et de ne pas trop perdre en surface utile. 0n choisit donc de préférence un isolant au lambda (λ) le plus faible possible de manière à réduire au minimum l’épaisseur de l’isolant, et un isolant présentant de bonnes performances acoustiques.

Pour toute mise en œuvre, le DTU 20.1 régit l’isolation des murs par l’intérieur.

Une lame d’air est nécessaire lors de l’isolation des murs par l’intérieur lorsque les murs sont poreux (pisé, pierre tendre, torchis, …) et exposés aux vents, à la pluie, en front de mer…

Les principaux isolants utilisés pour isoler les murs par l’intérieur

Propriétés de l’isolant

Résistance thermique minimum

Isolant les plus courants

Conductivité thermique (λ)

Prix moyen  pour R = 1 m².K/W

Format 

Rénovation

Eligibilité prime transition énergétique

Construction neuve

Laine de verre

0.030 à 0.046

1,35 €/m²

Panneaux semi-rigides ou rigides

R ≥ 2.3

R ≥ 3.7

R ≥ 5

Laine de roche

0,034 à 0,047

1,8 €/m² 

Ouate de cellulose

0,038 à 0.044

1,45 €/m²

Laine de bois

0,036 à 0.046

3 €/m² 

Laine de chanvre

0,039 à 0,060

8,10 €/m²

Quel isolant choisir pour un plancher bas 

Quel isolant choisir pour un plancher bas 

En rénovation, l’isolation d’un plancher bas par le dessous est la plus courante car elle ne nécessite pas de casser le sol en place. Seulement, la maison doit posséder un sous-sol ou un vide sanitaire accessible

L’isolation par le dessus est choisie en neuf, ou lorsqu’il s’agit d’une rénovation complète, que la hauteur sous plafond le permet ainsi que les menuiseries en place. Dans ce cas, il convient d’appliquer des panneaux isolants résistant à la compression, de couler une chape, puis de couvrir du revêtement de finition de son choix. 

S’il s’agit d’un plancher avec solives, il est possible d’appliquer un isolant minéral en rouleaux par exemple, voire insuffler un isolant en vrac. Si la hauteur sous plafond et les menuiseries en place le permettent, il est également possible de créer un faux plancher pour y insérer un isolant performant de faible épaisseur (polyuréthane en panneau ou en mousse par exemple).

Pour toute mise en œuvre, le DTU 27.1 régit l’isolation en sous face des planchers bas.

Les principaux isolants utilisés pour isoler un plancher bas

Propriétés de l’isolant

Résistance thermique minimum

Isolant les plus courants

Conductivité thermique (λ)

Prix moyen  pour R = 1 m².K/W

Technique de pose

Format 

Rénovation

Eligibilité prime transition énergétique

Construction neuve

Laine de verre

0.030 à 0.046

1,35 €/m²

En dessous

Panneaux semi-rigides ou rigides

R ≥ 2.2 (2.3 pour sol sur extérieur ou parking)

R ≥ 3

R ≥ 4

Laine de roche

0,034 à 0,047

1,8 €/m² 

En dessous

Ouate de cellulose

0,038 à 0.044

1,45 €/m²

En dessous

Polyuréthane 

0,022 à 0,028

7,4 €/m²

En dessous / au dessus

Polystyrène extrudé

0,027 à 0,040

2.7 €/m²

En dessous / au dessus

Quel isolant choisir pour un toit terrasse

Quel isolant choisir pour un toit terrasse

L’isolation d’un toit terrasse est le plus souvent réalisée par l’extérieur, et celle-ci doit protéger des différences de températures et du soleil. Le plus souvent réalisées par des professionnels, on distingue les toitures froides (la totalité de l’isolant est positionnée sous l’élément porteur) et les toitures chaudes (les deux tiers de l’isolant sont positionnés au-dessus de l’élément). 

En rénovation, on parlera essentiellement de toitures chaudes, et parmi celles-ci, on retrouve trois techniques d’isolation : 

  • L’isolation conventionnelle : consiste à appliquer une couche d’isolant entre le pare-vapeur et la membrane d’étanchéité. Des isolants en rouleaux ou panneaux sont alors utilisés. 

  • L’isolation inversée : l’isolant est appliqué sur le revêtement d’étanchéité. La membrane d’étanchéité doit cependant être en excellent état.

  • L’isolation végétale : bien plus écologique et esthétique, l’étanchéité de la toiture est assurée par un isolant drainant en dessous d’une couche filtrante. Une couverture de végétaux parfait ensuite l’isolation.

Les isolants utilisés le plus souvent sont la mousse phénolique, polyuréthane, les panneaux de verre cellulaire, de liège, voire la laine de roche. Les polystyrènes extrudés sont eux le plus souvent réservés en isolation inversée.

Pour toute mise en œuvre, le DTU 43.4 régit les Toitures en éléments porteurs en bois et panneaux dérivés du bois avec revêtements d’étanchéité.

Les principaux isolants utilisés pour isoler un toit terrasse

Propriétés de l’isolant

Résistance thermique minimum

Isolant les plus courants

Conductivité thermique (λ)

Prix moyen  pour R = 1 m².K/W

Format 

Rénovation

Eligibilité prime transition énergétique

Construction neuve

Laine de verre

0.030 à 0.046

1,35 €/m²

Panneaux semi-rigides ou rigides

R ≥ 2.5

R ≥ 4.5

R ≥ 8

Laine de roche

0,034 à 0,047

1,8 €/m² 

Polystyrène extrudé (IS)

λ de 0,027 à 0,040

2.7 €/m²

Polyuréthane (IS*)

λ de 0,022 à 0,028

7,4 €/m²

Perlite exfoliée (IM)

λ de 0,050 à 0,060

5 €/m²

L’isolation thermique par l’extérieur

L’isolation thermique par l’extérieur

L’isolation thermique par l’extérieur (ITE) est réalisée par l’application d’un isolant sur les murs extérieurs. L’isolant est ensuite recouvert d’un revêtement, d’un enduit ou d’un bardage généralement. L’ITE est réalisée en rénovation car elle permet de ne pas diminuer la surface utile du logement, d’effectuer simultanément une isolation thermique et un ravalement de façade, autorise une grande liberté architecturale, offre une bonne isolation phonique, et réduit considérablement les ponts thermiques

 L’isolation thermique par l’extérieur (ITE) offre une haute performance de l’isolation permettant de gagner jusqu’à 3 classes de DPE (Diagnostic Performance Energétique).

Les techniques d’isolation thermique par l’extérieur

L’isolation thermique par l’extérieur peut être réalisée selon différentes techniques : 

  • ITE par panneaux enduits : les panneaux isolants sont fixés aux murs (collage et/ou vissage), puis recouverts d’un treillis et d’un enduit de finition.

  • ITE par enduit isolant : les murs sont recouverts d’un enduit isolant minéral ou végétal projeté en plusieurs couches ou coffré, puis d’un crépi de finition.

  • ITE par bardage : les murs du bâtiment sont recouverts de panneaux isolants fixés sur une ossature puis ils sont recouverts d’un bardage (bois, composite, PVC, …).

Les enduits utilisés 

On distingue deux catégories d’enduits en isolation thermique par l’extérieur : 

  • l’enduit minéral, à l’aspect traditionnel, il offre une bonne longévité ;

  • l’enduit organique, aussi appelé revêtement plastique épais (RPE), il offre une facilité d’emploi et une résistance au ruissellement.

L’isolation thermique par l’extérieur en rénovation énergétique

L’isolation thermique par l’extérieur en rénovation énergétique

L’isolation thermique par l’extérieur  ouvre droit aux aides financières de l’Etat dédiées aux travaux d’isolation et de rénovation énergétique. Ces aides sont conditionnées et ne s'appliquent que pour les matériaux d'isolation dont la résistance thermique (R) est :

  • R ≥ 7.0 m² K/W : plancher de combles perdus

  • R ≥ 6.0 m² K/W : rampants de toiture et plafonds de combles aménagés

  • R ≥ 4.5 m² K/W : toiture - terrasse

  • R ≥ 3.7 m² K/W : mur en façade ou en pignon

Les principaux isolants utilisés en ITE

On utilise principalement la laine de roche (λ de 36), des panneaux de polystyrène expansé (la solution la plus économique) d’une épaisseur moyenne de 15 à 20 cm. Il est cependant possible d’appliquer de la mousse résolique, isolant performant présentant une faible conductivité thermique (λ  de 22), qui permet de réduire considérablement l’épaisseur de l’isolation.

Les isolants biosourcés sont représentés par le béton de chanvre et les panneaux de fibre de bois.

Isolation thermique par l’extérieur et réglementation du PLU

Les travaux d’isolation thermique par l’extérieur sont autorisés par dérogation du PLU (Plan Local d’Urbanisme). Le dépassement autorisé par le règlement est limité à 30 cm, et concerne aussi les protections contre le rayonnement solaire. Cette dérogation s’applique sous réserve de veiller à une bonne intégration architecturale du projet de rénovation. 

Avant tout travaux d’isolation thermique par l’extérieur, déposez une demande en mairie et vérifiez la législation de votre commune.

L’isolation thermique en rénovation énergétique

A l'instar de la production d'eau chaude sanitaire, de l'isolation thermique, de la ventilation et d'autres systèmes de chauffage, l’isolation thermique s'inscrit dans le programme de Rénovation énergétique visant à réduire la consommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre des bâtiments.

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L’isolation thermique en rénovation énergétique

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Guide écrit par:

Sébastien, Responsable des contenus

Sébastien, Responsable des contenus

A l’issue d’études dans le commerce, j’ai appris par opportunité la profession de charpentier. Noble mais dur métier, les hivers et la pluie m’ont incité à descendre des toits et à pousser les portes d’une quincaillerie où sans grande surprise, je me suis retrouvé quincaillier. Le métier m’a plu et au fil des années, j’ai accumulé les expériences dans plusieurs Grandes Surfaces de Bricolage. Entre deux magasins, je poursuivais mon apprentissage et travaillais en serrurerie, couverture, imprimerie ou dans le secteur industriel pour des sociétés de traitement de surface, de fabrication de vases d’expansion... L’envie de transmettre m’a ensuite conduit à me former au métier d'enseignant de Français Langue Étrangère, puis j’ai commencé d’écrire des articles de voyage, puis de bricolage pour monEchelle.fr. Aujourd’hui Rédacteur des contenus de la section Conseil technique de ManoMano, j’ai le plaisir de travailler avec une communauté de vrais experts dont un jardinier hors pairs, un soudeur émérite, un plombier passionné et encore beaucoup d’autres. Restituer un conseil impartial est ce que nous faisons de mieux, et ce que nous continuerons de faire pour vous.

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