Comment tailler un pommier

Comment tailler un pommier

Jean-Marie, Jardinier passionné & auteur, Auvergne

Guide écrit par:

Jean-Marie, Jardinier passionné & auteur, Auvergne

169 guides

Hormis les formes de plein vent, un pommier gagne à être taillé pour qu'il produise chaque année  de nombreux fruits de bonne qualité. Sans être un arboriculteur chevronné, on peut espérer de bons résultats en respectant ces quelques principes de base à appliquer lors de la taille d'entretien et de fructification.

Caractéristiques importantes

  • Suppression de branches indésirables
  • Période de taille
  • Taille de fructification
  • Masticage et nettoyage du sol
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Pour les arbres de petite forme (fuseaux, gobelet) et pour les formes palissées, le travail de taille est nécessaire pour plusieurs raisons :

  • assurer une fructification régulière ;
  • conserver la forme artificielle de l'arbre et faciliter la récolte en limitant sa hauteur par des tailles répétées ;
  • en dégageant le centre de l'arbre, on favorise la pénétration de la lumière du soleil et donc le mûrissement des fruits ;
  • en aérant la ramure, on freine le développement de certaines maladies.

La taille s'effectue  pendant le repos végétatif, le plus tard possible en hiver de mi-février à fin mars, lorsqu’il ne gèle pas.

Savoir-faire

La taille d'un pommier demande dans l'idéal de savoir reconnaître les principaux types de bourgeons (à bois,  à fleurs, dards) et si possible les principaux types de rameaux (coursonnes, brindilles couronnées, rameaux à bois, bourses). Comme il s'agit de favoriser la production de fruits il est important surtout de pouvoir bien distinguer les bourgeons à fleurs.

Temps de réalisation

1 h par arbre environ.

Nombre de personnes 

Une personne

Étapes de réalisation

  1. Suppression des branches indésirables dans la couronne de l'arbre
  2. Taille de fructification
  3. Masticage des plaies et nettoyage du site

Outils et consommables 

  • Escabeau (si nécessaire, suivant la taille de l'arbre)
  • Sécateur à main
  • Coupe-branches (ou sécateur à 2 mains, ou ébrancheur)
  • Scie à élaguer
  • Alcool pour stériliser les outils
  • Mastic à cicatriser
  • Gants (facultatif)

Supprimez les branches se dirigeant vers l'intérieur de la couronne.

Si des branches qui se croisent, conservez celles dirigées vers l'extérieur de l'arbre et supprimez les autres.

Coupez à leur base tous les rameaux qui poussent verticalement : ce sont des « gourmands », des rameaux vigoureux qui ne produisent que du bois et pas de fruits.

Supprimez les branches mortes et celles qui sont abîmées ou faibles. Il faut de préférence conserver les branches courtes et fortes. Les fruits profitent davantage de la sève lorsqu'ils sont placés près des branches charpentières, ils deviennent ainsi plus gros et plus savoureux que les fruits situés en extrémité de longues branches.

On fait le tour de la ramure et on coupe tous les rameaux d’un an (ceux qui ont poussé l'année dernière) au-dessus du troisième bourgeon, en comptant à partir de la base du rameau. Ne comptez que les bourgeons qui sont bien visibles.

Si ce bourgeon n'est pas orienté vers l'extérieur, coupez le rameau au-dessus du deuxième ou du quatrième bourgeon. Cette précaution évitera d'avoir les années suivantes un rameau qui pousse vers l'intérieur de l'arbre et que l'on devra tôt ou tard supprimer.

La taille doit se faire à environ 0.5 cm du bourgeon et en biaisla pente étant orientée à l'opposé du bourgeon.

La ramure  de l'arbre doit au final avoir une forme régulière et harmonieuse, avec une répartition équilibrée des branches.

Cas particulier des arbres de plein vent

Sur les grandes formes d'arbres de plein vent (tiges ou demi-tiges), la taille n’est pas indispensable pour obtenir des fruits et par ailleurs, il serait bien difficile de la réaliser. Elle est limitée en un élagage tous les quatre ou cinq ans pour éclaircir la ramure. On supprime les branches malades, ou mal placées.

Sur ces arbres la mise à fruits se fait souvent sur des branches qui s'arquent  naturellement avec pour effet un ralentissement d'afflux de sève, qui entraîne à son tour l'apparition de bourgeons à fleurs sur l'arcure.

Si vous avez coupé des branches de plus de 4 cm de diamètre, passez un mastic sur la tranche de coupe pour éviter aux agents pathogènes, notamment les champignons, de pénétrer dans le bois.

Ce mastic est disponible dans les commerces mais vous pouvez en fabriquer en mélangeant de l'eau, de la terre argileuse, et quelques cuillères d'huile de table. Vous pouvez aussi y ajouter un fongicide comme la bouillie bordelaise.

Lorsque vous avez terminé la coupe, ne laissez pas les rameaux coupés sur place. Ils portent bien souvent des formes hivernantes de maladies ou d'insectes parasites qui réapparaîtront la saison suivante. Si vous en avez la possibilité, brûlez-les.

Il est théoriquement possible de tailler les pommiers de décembre à marsen dehors des périodes de gel.

En taillant tard, en mars, juste avant le départ de la végétation, les bourgeons ont eu le temps de bien se différencier entre bourgeons à bois, bourgeons à fleurs et dards, ce qui facilite grandement le travail du jardinier amateur. De plus, en coupant lorsque la sève commence à monter, les plaies de taille cicatrisent mieux.

Avant toute opération, il est important de stériliser les lames des outils que vous utilisez avec de l'alcool, et de renouveler cette opération lorsque vous passez à un autre arbrececi afin d'éviter la transmission des maladies. N'oubliez pas d'essuyer ensuite votre outil avec un chiffon.

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Haut comme trois pommes, je travaillais déjà au jardin familial. C'est peut-être de là qu'est né mon intérêt pour les plantes et le jardinage. Il était donc logique pour moi de suivre des études à la fois en biologie végétale et en agronomie.   Accédant à la demande de divers éditeurs, j'ai écrit en 25 ans de nombreux livres sur la thématique des plantes, des champignons (un sujet qui me tient à cœur), essentiellement des guides d'identification dans un premier temps, mais très vite aussi par la suite, sur le jardinage, renouant ainsi avec la première passion de mon enfance.   J'ai aussi collaboré régulièrement à plusieurs magazines spécialisés dans le domaine du jardinage ou plus généralement de la nature. Comme il n'y a pas de jardinier sans jardin, c'est dans un petit coin de l'Auvergne que je cultive le mien depuis 30 ans et où je mets en pratique les méthodes de culture que je vous conseille.

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